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L'Endurance

Endurance (équitation)Pony-Express

L'endurance est une course de fond pratiquée à cheval et en pleine nature, dans laquelle le but est de parcourir une longue distance : de 20 km à 160 km en une journée, ou 2 x 100 km sur deux jours. Cette course chronométrée doit être réalisée le plus rapidement possible tout en conservant une monture en parfait état de santé. Des contrôles vétérinaires obligatoires sont effectués de façon régulière tout au long du parcours. Ils garantissent la bonne santé du cheval car en cas de doute (épuisement, boiterie, déshydratation…) celui-ci est disqualifié. Tout au long de l'épreuve, l'effort de l'animal doit donc être maîtrisé.

L’endurance équestre est l’une des six disciplines équestres mondiales agréées par la fédération équestre internationale2 et est donc présente aux Jeux équestres mondiaux. Il existe plusieurs types d'épreuves d'endurance qui sont différenciés par le nombre de kilomètres parcourus. La pratique de la discipline est abordable par tout cavalier et tous types de chevaux, mais pour concourir en endurance à partir d'un certain niveau, il est préférable de choisir une monture au type adaptée à la discipline, comme le pur-sang arabe, et de s'équiper d'un matériel spécifique. L'endurance fait aussi l'objet de compétitions officielles internationales dont les épreuves se courent sur les distances maximales.

Origines

L'origine des épreuves d'endurance est liée aux besoins historiques des hommes de communiquer et de se transférer des informations d'un endroit à un autre en un minimum de temps3. Les services postaux d’Europe et d’Amérique illustrent bien cette vision de l'histoire de l'endurance3. L'exemple très célèbre du Pony Express, qui reliait St Joseph dans le Missouri à San Francisco États-Unis sur 1 966 miles4annonce les prémices de la discipline.

Il ne faut pas oublier la contribution militaire à l'endurance : pour conquérir des territoires, les chevaux doivent être rapides et robustes afin de parcourir de longues distances3.

Les premières compétitions d’endurance apparaissent au cours du XIXe siècle en Europe, en Australie et aux États-Unis3. Les conditions de course sont alors bien différentes de celles que l'on connaît aujourd'hui et l'état de santé des animaux à l'arrivée n'est pas du tout pris en compte3.

Dans la première partie du XXe siècle, de grands raids équestres historiques voient le jour comme le raid militaire Bruxelles - Ostende en 1902, couru sur 132 km à 19 km/h en moyenne3 et la très célèbre Tevis Cup Ride qui existe aux États-Unis depuis 1955, sur une distance de160 km (soit 100 miles) et sur une piste des plus rudes. Elle se court encore aujourd'hui5.

En France, la discipline apparaît vers le milieu des années 19706 mais n’a vraiment pris son essor que vers le milieu des années 19906. C'est aujourd'hui la seconde discipline équestre pratiquée en France avec 6 000 licenciés en 20087.

L'épreuve

Déroulement

Une épreuve d'endurance comporte plusieurs étapes dont voici la description :

Accueil

À l'arrivée sur le site de la course, le cavalier doit se présenter et récupérer son dossard, la carte du parcours, la carte et le « road book » pour l'équipe suiveuse, ainsi que la carte vétérinaire de son cheval8. Il en profite pour repérer l'aire de contrôle vétérinaire, les points d'eau et les lignes de départ et d'arrivée8. Il se renseigne sur le balisage utilisé, les difficultés particulières qu'il peut rencontrer sur la piste et s'informe du nombre exact de kilomètres à parcourir8. En effet, le parcours à réaliser possède une tolérance quant au nombre exact de kilomètres, cette marge s'étalant entre 2 et 15 km en fonction du type d'épreuve9. La connaissance de la distance à parcourir est particulièrement importante pour le cavalier puisqu'elle lui permet de calculer la vitesse moyenne qu'il doit maintenir sur la piste et ainsi de déterminer sa fourchette horaire10.

Premier contrôle vétérinaireControle Véto

Avant de prendre le départ, le concurrent se présente au contrôle vétérinaire pour s'assurer que sa monture est apte à prendre part à la course9. Il présente les papiers de son cheval au contrôle et sa carte de suivi vétérinaire10. Le vétérinaire fait passer des tests d'usage à l'animal à savoir mesurer sa fréquence cardiaque, vérifier ses allures, son niveau d'hydratation et la présence éventuelle de blessures8. Le cavalier ne doit pas hésiter à prévenir le vétérinaire de la présence d'anciennes cicatrices ou blessures8.

Départ

Après des exercices d'assouplissement et de détente très souvent au pas8, le couple cavalier-cheval se présente au responsable sur la ligne de départ, et celui-ci inscrit sur sa carte son heure de départ8. Sur les parcours à vitesses imposées, les départs se font en décalé9. Le cavalier peut donc choisir de partir seul ou en groupe9. Sur les parcours à vitesse libre, en revanche, les départs se font groupés9. Une fois le chronomètre lancé, la course peut démarrer.

Première boucle

La première boucle s'effectue en suivant le balisage du parcours8. Le cavalier cherche à régler sa vitesse tout en ménageant son cheval10. La principale difficulté de cette première boucle est la gestion de la fougue de l'animal, qui, ravi de pouvoir courir, risque de se fatiguer inutilement en début de course, ce qui peut lui faire manquer de fond pour la finir8. Tous les 5 km environ, le cavalier retrouve son équipe suiveuse, qui est en charge de rafraichir cheval et cavalier tout au long de la course8.

Sur une épreuve à vitesse imposée, le franchissement de la ligne d'arrivée de l'étape déclenche l'arrêt du chronomètre8. Le cavalier a alors une heure avant son second départ8. Au bout de 30 minutes d'arrêt, il doit se représenter au contrôle vétérinaire pour vérifier l'état de son cheval avant d'attaquer une nouvelle boucle10. Les 30 premières minutes sont donc consacrées aux soins du cheval et à sa récupération en vue du contrôle. Une fois le contrôle passé, le cavalier peut se reposer pendant les 30 minutes restantes et se préparer pour la seconde boucle.

Sur une épreuve à vitesse libre, le chronomètre continue de tourner après le franchissement de la ligne d’arrivée de l’étape9. Il ne s'arrête que lors de l'entrée du cavalier et du cheval dans l’aire de contrôle vétérinaire. On appelle « temps neutralisé » le temps passé par le cavalier et sa monture dans l’aire de contrôle. Le délai maximum pour passer au contrôle vétérinaire est de 20 minutes9, et un réexamen est obligatoire 10 minutes avant de repartir sur la dernière boucle9.

Boucles suivantesArrivée sur Boucle

Les boucles suivantes se déroulent de la même façon que la première boucle. En fonction de la distance à parcourir, celles-ci peuvent être différentes de la première ou alors identiques8.

Arrivée

À la fin de la course, le responsable du chronomètre inscrit l'heure d'arrivée8. Le cavalier a 30 minutes pour présenter son cheval au contrôle vétérinaire9 qui se déroule de la même façon que les contrôles précédents.

Après l'épreuve

Si le cheval réussit sa course dans le temps imparti et en ayant passé tous les contrôles vétérinaires avec succès, il est qualifié sur la distance et peut prétendre s'engager sur une épreuve de difficulté supérieure9. On assure à l'animal un temps de repos relatif d'une semaine par tranche de 20 km parcouru8.

Types d'épreuves

Il existe deux catégories d’épreuves se décomposant en plusieurs types liés à la distance à parcourir : les épreuves à vitesse limitée et les épreuves à vitesse libre.

Épreuves à vitesse limitée

  • §Les départementales 20 : 20 km en une étape où la vitesse est limitée de 10 à 12 km/h ou 12 à 15 km/h9.
  • §Les départementales 30 : 30 km en une étape où la vitesse est limitée de 10 à 12 km/h ou 12 à 15 km/h9.
  • §Les régionales 40 : 40 km en deux étapes où la vitesse est limitée de 12 à 15 km/h9.
  • §Les régionales 60 : 60 km en deux étapes où la vitesse est limitée de 12 à 15 km/h9.

Les épreuves de 20 km se déclinent sous différentes formes en fonction du type de circuit. Les concours Club et Jeunes Chevaux se courent entre 10 et 12 km/h, alors que sur les circuits amateurs et professionnels, il est demandé une vitesse de 12 à 15 km/h, vitesse valable aussi sur le circuit Club pour qualifier sur 40 km. Il existe aussi des épreuves de 20 km en deux étapes ou des épreuves de 10 km pour les poneys9.

Au niveau du système de notation, le classement est établi à la fois en fonction de la vitesse et en fonction de la fréquence cardiaque finale11. Le gagnant n'est donc pas le plus rapide, mais celui qui a su aller le plus rapidement possible, sans dépasser la vitesse imposée, tout en ayant la monture la plus « fraîche » possible11. Chaque concurrent voit ainsi sa performance calculée selon la formule suivante :

Le gagnant est celui qui obtient le résultat le plus élevé9.

Épreuves à vitesse libre

  • §La nationale 1 étoile : 90 km en trois étapes où la vitesse minimum est de 12 km/h9.
  • §La nationale 2 étoiles : 120 à 125 km en quatre étapes où la vitesse minimum est de 12 km/h9.
  • §La nationale 3 étoiles : 140 à 160 km en cinq étapes ou 2 x 100 km en six étapes où la vitesse minimum est de 12 km/h9.

Les concours d'endurance internationaux (CEI et CEIO) possèdent les mêmes exigences de distances et de temps, mais obéissent aux règlements de la fédération équestre internationale (FEI) 9. Pour les épreuves à vitesse libre, le classement est obtenu selon l’ordre de franchissement de la ligne d’arrivée. Le gagnant est validé après un dernier contrôle vétérinaire et l'accord du président du jury9.

Acteurs

Le commissaire en chef

Le commissaire en chef a la responsabilité de tâches diverses et variées comme les points d’accueil, le chronométrage, la gestion des secrétaires vétérinaires, la pesée des concurrents, la gestion des commissaires de piste, l'organisation des dispositifs de sécurité, l'informatique, la remise des prix et bien d'autres encore9.

Le délégué technique

Le délégué technique a la charge des points techniques comme le circuit, le balisage, les aires de contrôle, les aires d’assistance, les boxes, les points d’eau, les clôtures, le parking, les sanitaires, le tableau d’information, la sonorisation, etc.9

Le pool vétérinaire

Le pool vétérinaire est composé d’un vétérinaire responsable du pool, membre de droit du jury, qui veille au bon déroulement des inspections, et assure le rôle de conseiller technique du président du jury9. Il est soutenu dans sa tâche par un ou plusieurs vétérinaires qui font passer les contrôles et par des secrétaires vétérinaires qui notent les remarques des vétérinaires sur la fiche de chaque cheval12.

L'équipe suiveuseEquipe suiveuse

En endurance, la présence d'une assistance est essentielle13 ; et ce avant, pendant et après la course. Elle aide ainsi tout d'abord le cavalier à préparer son cheval avant le début de la course. Une fois celle-ci commencée, l'assistance part en voiture chargée de seaux et de bouteilles d'eau aux points d'assistance prévus par le « road book », et ce pour des raisons évidentes de sécurité13. C'est là, que les chevaux sont arrosés pour les aider à lutter contre la déshydratation10, qu'on propose à boire au cheval10 et au cavalier, et qu'on jette un œil sur l'état général du cheval13. Sur les courses à vitesse libre, c'est aussi un moment stratégique qui permet à l'équipe suiveuse de donner à son cavalier le temps qui le sépare de ces prédécesseurs13. Lors des haltes intermédiaires, la présence de l'assistance facilite la prise en charge du cheval lors des épreuves à vitesse imposée, et a un vrai rôle moteur sur les épreuves à vitesse libre puisque son but est de préparer le cheval et faire baisser son cardiaque le plus rapidement possible pour le présenter au contrôle vétérinaire et ainsi arrêter le chronomètre13.

Contrôles vétérinaires

Des contrôles vétérinaires réguliers sont effectués durant les épreuves afin de s'assurer de l'état des chevaux avant, pendant et après la course10. Au niveau régional, ces contrôles ont lieu au départ, à mi-course et à l'arrivée. Au niveau national, ils ont lieu au départ, puis tous les trente kilomètres et à l'arrivée.


Sur les courses à vitesse imposée

Le vétérinaire a un certain nombre de points à vérifier. Il regarde tout d'abord le rythme cardiaque du cheval. En fonction du type d'épreuve, il est demandé une fréquence cardiaque inférieure ou égale à 64 (ou 56) pulsations à la minute9. Il regarde ensuite son niveau d'hydratation9. Pour cela il procède au test du pli de peau. Si l'animal est correctement hydraté, la peau revient de suite. Puis il regarde la couleur de ses muqueuses et son capillaire9. Le test des allures arrive en dernier. Le cavalier doit faire trotter son cheval sur une trentaine de mètres environ9. Par ce moyen, le vétérinaire s'aperçoit de toutes irrégularités ou boiteries éventuelles.

Sur les courses à vitesse libre

Controle Allures

Aux points précédemment cités, le vétérinaire doit vérifier en plus le transit du cheval et sa fréquence respiratoire9.

Équipement du cheval et du cavalier

Équipement du cheval

L'équipement du cheval d'endurance a des particularités techniques permettant d'améliorer la performance. Les licols et bridons peuvent être de diverses matières comme le cuir, le nylon tissé ou le vinyle14. Mais les arrosages fréquents lors d'une course font préférer l'utilisation de bridons en matière synthétique. De même, l'utilisation de bridons-licols est aussi fort appréciée14 car elle permet de gagner du temps lors des contrôles vétérinaires en enlevant simplement le mors. Toute selle peut être utilisée du moment qu'elle ne gêne ou ne blesse sur de longues distances ni le cheval ni le cavalier. Il existe des selles spécifiques pour l'endurance faites pour répondre aux exigences de la discipline. Celles-ci ont un siège profond, des quartiers souples et matelassés et elles offrent une assise très verticale aux cavaliers, ce qui est l'idéal pour la discipline. Les étriers, quant à eux, ont beaucoup évolués ces dernières années pour s'adapter à la discipline15. Différents modèles sont actuellement sur le marché. Ils prennent des formes très diverses mais gardent des principes de base : un plancher large antidérapant, une sécurité renforcée et une plus grande fixité15. L'utilisation de guêtres est peu pratiquée en endurance. Elles ne sont utiles que si le cheval a un défaut de conformation ou s'il a tendance à se blesser14. Dans ce cas, on choisira alors des guêtres en néoprène14. Les guêtres en endurance peuvent en effet entrainer des blessures14 avec l'infiltration de sable pendant la course ou des risques de macération de la transpiration sur les membres

Équipement du cavalier

Tout comme le cheval, le cavalier possède un équipement particulier à la discipline dont la principale condition est son confort16. Pour la protection de la tête, n'importe quelle bombe ou casque est autorisé, du moment qu'il possède « trois points »17. Des casques très légers et confortables spécifiques à l'endurance existent aussi sur le marché14. Les chaussures doivent répondre aux conditions suivantes : être pourvues d'un talon, maintenir la cheville et avoir des semelles semi-rigides17. À cela s'ajoutent les conditions propres à la discipline : un bon maintien de la cheville en selle, être respirantes, imperméables et légères. Le cavalier doit aussi être capable de courir à côté de son cheval lors du contrôle vétérinaire, voire en course18. Il est alors préférable de s'orienter vers des chaussures de randonnée légère ou des chaussures de trail18. Au niveau du pantalon, on recherche des matières extensibles comme le lycra et surtout respirantes16. L'utilisation de mini-chaps ou de chaussettes est très fréquente dans la discipline. Plus confortables que des bottes, leur but est de protéger le mollet du pincement de l'étrivière17, et ce en particulier sur de longues durées comme en endurance.

Choix du cheval et entraînement

Modèle de cheval d'endurance

Sur des épreuves départementales et régionales, le choix de la race importe peu19. Il faut néanmoins que le cheval ait une bonne locomotion et soit en parfait état de santé. L'embonpoint, par exemple, est un réel handicap19.

À partir du niveau national, le choix d'une monture morphologiquement faite pour l'endurance s'avère nécessaire10. En effet, plus la distance augmente, plus un animal lourd et grand est défavorisé19. On se tourne alors plutôt vers des races telles les pur-sang arabes, les croisements d'arabes20 et le shagya, race considérée statistiquement en France comme la meilleure pour l'endurance21. Les chevaux arabes excellent dans cette discipline, notamment pour leur incroyable conditionnement cardio-vasculaire20. Leur peau très fine leur permet un bon transfert calorique en dissipant la chaleur corporelle interne produite par le travail des muscles20. Mais la race ne fait pas tout. D'autres critères importants sont à prendre en compte. Son modèle, tout d'abord, est assez spécifique. On recherche des chevaux entre 1,45 et 1,65 m avec une musculature peu volumineuse, longue et sèche19. La qualité du mouvement20 est aussi prédominante dans la réussite du cheval. Ses allures doivent être efficaces, avec des gestes sobres, sans perte d'énergie, et une « frappe » légère des pieds sur le sol19. Son mental est aussi très important. Il faut une monture à l'attitude franche, confiante et volontaire20. Il doit être impatient de courir mais doit rester contrôlable20. Enfin, la qualité de ses pieds est primordiale. Ils doivent être capables de résister aux chocs subis sur tous types de terrains et ce, sur du long terme au vu des nombreuses courses auxquelles le cheval doit participer au cours de sa carrière20.

Entraînement

La base du travail du cheval d'endurance repose sur la notion de cycles d'entraînements22. Il s'agit d'une succession de périodes de travail et de périodes de repos à travers lesquelles l'animal va consolider ses acquis22. Une longue période de repos, pratiquée pour des raisons météorologiques l'hiver, permet au cheval de se remettre des lésions accumulées pendant la saison22. L'entraînement permet d'améliorer deux points nécessaires au cheval d'endurance : l'endurance fondamentale et le travail en puissance22. L'endurance fondamentale est le type classique de travail d'endurance qui permet au cheval de soutenir son effort sur une longue période22. Le travail en puissance recherche quant à lui à élever le seuil d'aérobie22, c'est-à-dire que l'animal doit être capable de réaliser un effort plus soutenu sur une certaine durée. C'est un travail qui est beaucoup plus dur pour le métabolisme22. On a alors recours à des exercices en dénivelé ou alors sur des pistes de galop.

Cette base de travail est bien entendu à adapter à chaque cheval. Chaque cheval est différent et son entrainement est en fonction23. La tenue d'un journal de bord est fortement conseillée23. À l'entraînement spécifique à l'endurance, il est recommandé d'ajouter aussi un travail d'échauffement et d'étirements sur le plat qui permettra de développer la souplesse du cheval23. La randonnée est aussi un excellent exercice pour le cheval d'endurance, car elle lui apprend le calme et la persévérance sur une longue période10. La pratique d'autres disciplines à titre ponctuel est aussi bénéfique pour le cheval tant pour son moral que pour son physique23.

Compétitions

Concours d'endurance nationaux, ou CEN

Les concours d'endurance nationaux sont des épreuves à vitesse libre proposée dans le cadre de concours aux cavaliers nationaux. Il existe trois types de concours en fonction de la distance à parcourir qu'on distingue aux moyens d'« étoiles »9.

  • §CEN * : 90 km
  • §CEN ** : 120 à 125 km
  • §CEN *** : 140 à 160 km

Concours d'endurance internationaux, ou CEI

Les concours d'endurance internationaux fonctionnent de la même manière que les concours d'endurance nationaux à la différence que le concours est ouvert aux cavaliers étrangers et qu'il répond des exigences de la FEI9.

Distances à parcourir en fonction des étoiles32 :

  • §CEI * : 80 à 119 km sur une journée
  • §CEI ** : 120 à 139 km sur une journée ou 70 à 89 km sur deux jours
  • §CEI *** : 140 à 160 km sur une journée ou 90 à 100 km sur deux jours ou 70 à 80 km sur trois jours et plus
  • §CEI **** : 160 km sur une journée

Plusieurs CEI *** sont organisés chaque année en France. Les plus célèbres sont les suivants : Sommant, Florac, Saint-Galmier, Compiègne, Rambouillet, Montluçon, Landivisiau, Le Vigan et Montcuq.

Championnats de France

Il existe plusieurs Championnats de France en fonction de la catégorie dans laquelle court le cavalier (amateur, pro, etc.) ou en fonction de l'âge33. Il existe ainsi les Masters Pro d'Endurance, qui sont réservés aux cavaliers professionnels, les Championnats Amateur d'Endurance, qui sont réservés aux cavaliers amateurs, les Championnats des As, les Championnats Major d'Endurance et les Championnats de France Jeunes Cavaliers.

Championnats d'Europe

Les Championnats européens d'endurance se déroulent tous les deux ans sur les années impaires. Depuis 2001, la FEI a pris la décision d'y ajouter le surnom d'Open permettant aux cavaliers du reste du monde de participer aussi aux championnats, prenant ainsi le nom de Championnat Européen d'Endurance Open34.

Championnats du Monde

Les Championnats du Monde d'Endurance se déroulent tous les deux ans sur les années paires. Ils sont remplacés par les Jeux équestres mondiaux lorsqu'ils ont lieu la même année.

Jeux équestres mondiaux

L'endurance est l'une des huit disciplines représentées aux Jeux équestres mondiaux. Les jeux ont lieu tous les quatre ans et remplacent les championnats du monde lorsqu'ils ont lieu la même année. L'épreuve se court au chronomètre sur un itinéraire balisé de 160 km35. Les tableaux suivants récapitulent les podiums en individuel et par équipe depuis la création de l'épreuve en 1990 à Stockholm en Suède.

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